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Raccah Pierre-Yves

Onglets principaux

Nom : 
Raccah
Prénom : 
Pierre-Yves
Statut : 
membre
Titre : 
Chercheur
Section CNU : 
CNU : 07 ; CNRS : 34
Lieu d'affectation: 
Orléans
Organisme d'appartenance: 
CNRS
Téléphone professionnel : 
+33 6 62 00 28 17
Thématiques et domaines de recherche : 

Sémantique des langues

Mes travaux de linguistique peuvent être considérés comme visant à l’élaboration et au développement d’une théorie à la fois scientifique et empirique de la sémantique des langues, théorie qui dépasserait la critique du logicisme sans pour autant se réfugier dans le psychologisme.

Au nombre des résultats en sémantique des langues, on peut compter :

  1. La preuve du fait que les phénomènes sémantiques non seulement ne se réduisent pas à des phénomènes logiques, mais qu’ils ne peuvent en être dérivés.

  2. Une alternative rigoureusement construite et empiriquement satisfaisante à l’identification de la signification linguistique à un contenu informationnel ou logique ; permettant, en particulier, la mise en lumière de phénomènes sémantiques objectivables : le concept de contrainte sur les points de vue évoqués par les énoncés.

  3. Un lien théorique fort et riche en résultats empiriques entre la sémantique lexicale (y compris dans ses aspects diachroniques), l’étude des idéologies et l’analyse du discours.

  4. Une conception des rapports entre sémantique et cognition qui, tout en permettant de reconnaître les liens que ces domaines entretiennent, n’oblige pas à réduire les phénomènes de langue à des phénomènes cognitifs.

Sciences de la cognition

Une conception des phénomènes relatifs à la gestion des connaissances (concept que j’ai introduit en 1987) qui prend au sérieux la critique de l’assimilation connaissance-information, et qui autorise l’étude empirique des rapports entre construction des connaissances et construction du sens. S’appuyant sur une caractérisation précise de l’abstraction cognitive, cette conception permet, du même coup, de situer de manière rigoureuse les deux disciplines (sémantique et sciences de la cognition) l’une par rapport à l’autre, sans les réduire l’une à l’autre.

Intelligence artificielle

Les modèles topiques de l’argumentation, propres à la sémantique des points de vue, ont été appliqués à trois domaines de l’intelligence artificielle : extraction de connaissances à partir de textes et de discours, génération d’explications, et validation sémantique de bases de connaissances.

 

Enseignement et autres responsabilités: 

  • Direction scientifique de jeunes chercheurs
  • Direction de thèses

  • Séminaires de Master :
    • Linguistique de l'interprétation (2014)
    • Linguistique et traduction (2014)
Activités de recherche et publications: 

POSITIONNEMENT GÉNÉRAL DE MES TRAVAUX

Les travaux effectués s’inscrivent dans un programme qui traite de la manière dont les uni­tés de langue et leurs combinaisons contribuent au sens que les interlocuteurs construisent, questions relevant fondamentalement de la linguistique, mais ayant des répercussions sur les sciences de la cognition, les sciences de la communication et celles de l’information. Ils s’appuient sur les résultats des travaux de recherche de ces trois dernières décennies et se distinguent par trois caractéristiques principales.

  1. Le choix d’une démarche à la fois empirique et scientifique.

Ce choix amène, d’une part, à restreindre les observables utilisés à ceux qui sont réellement accessibles au système sensoriel des observateurs et, d’autre part, à contrôler très strictement les généralisations des descriptions, notamment en évaluant leurs conséquences logiques.

Ce choix conduit, entre autre, à concevoir des dispositifs d’observation indirecte (les faits sémantiques n’étant pas directement accessible à notre appareil sensoriel), mais aussi à élaborer, d’une part, des dispositifs expérimentaux permettant de tester la validité des dispositifs d’observation et, d’autre part, d’autres types de dispositifs expérimentaux, permettant, eux, de tester les généralisations et les hypothèses théoriques que l’observateur peut tirer de ses observations.

  1. Le choix de restreindre les descriptions proposées à des phénomènes de langue.

Les travaux de ces trente dernières années ont montré que la prise en compte d’effets de sens qui passaient pour périphériques pouvait parfois permettre des généralisations strictement linguistiques (comme, par exemple, le rôle de certains connecteurs dans l’organisation des effets argumentatifs des énoncés qui les contiennent). Il n’y a donc pas d’argument rationnel permettant de privilégier a priori certains effets de sens sur d’autres (référentiels, illocutoires, argumentatifs, …), tant qu’ils laissent une trace stable dans la langue. Ce choix a des répercussions sur les phénomènes à prendre en compte, mais aussi sur la nature des descriptions sémantiques ; les liens entre les observables et les descriptions de ce qui, dans la langue contribue à les provoquer, a, lui-même, des répercussions sur la conception la plus appropriée de la communication langagière.

  1. Le choix d’envisager les langues d’abord dans leur diversité

Cette 'préférence' n’interdit pas, bien sûr, des généralisations (qui – caractéristique n° 1 de la démarche – doivent être testées par des dispositifs expérimentaux) : ce choix permet d’obtenir des descriptions sémantiques, utilisables dans d’autres disciplines que la linguistique, permettant d’accéder, à partir de productions langagières, à des phénomènes culturels ou liés à l’idéologie ; pour celles des descriptions sémantiques dont la généralité a pu être établie, elles permettent d’accéder à des phénomènes cognitifs ou communicationnels. Ce choix amène à privilégier les études contrastives, lorsqu’elles sont possibles, et à bien distinguer la description sémantique des mots d’une langue de celle des concepts qui leurs sont souvent associés (par les locuteurs de cette langue).

Pour décrire rigoureusement et empiriquement les phénomènes relevant de la contribution que les langues apportent à la construction du sens, en me fondant sur l’observation des effets des énoncés et en tenant compte de la diversité des langues, j’ai adopté une démarche, inspirée des sémantiques instructionnelles, fondée sur l’idée que les unités des langues imposent des contraintes sur les points de vue que leurs énoncés peuvent évoquer. Mon choix de privilégier les contraintes sur les points de vue est lié aux deux observations générales suivantes :

  1. toute unité de langue, quelle qu’elle soit, et quelle que soit la langue, peut être utilisée dans une argumentation ;
  2. une argumentation se donne toujours comme visant à faire admettre un point de vue, sous condition de l’adoption d’un autre point de vue

Il s’ensuit (de i) qu’une description sémantique d’une langue doit rendre compte des potentialités argumentatives de ses unités, lesquelles doivent avoir (en combinant i et ii) un rôle dans le fait que certains énoncés les contenant amènent les interlocuteurs à adopter tel ou tel point de vue.

Du point de vue linguistique, mes travaux ont abordé plusieurs aspects de ce chantier. J’insisterai ici sur les travaux effectués au cours des dernières années, après avoir rappelé, sans les développer les principaux résultats des travaux antérieurs.

 

PUBLICATIONS ET INTERVENTIONS PUBLIQUES

  • Liste de mes publications

http://linguistes.fr/public/Raccah/Liste_publications.html

  • Diapositives d’une partie de mes présentations orales

https://www.dropbox.com/sh/kpvfc0m1lbfchz4/aP1CU18OiL

  • Résumés de ces présentations

http://linguistes.fr/public/Raccah/Liste_Confs.html

 

PRINCIPAUX CONTRATS DE RECHERCHE

Programmes que j’ai conçus et pilotés (France)

  • 2005-2007. Convention avec Geolab-CNRS et la Région Limousin : Modélisation Topique des Paysages pour l’Aide à la Décision. Recherche interdisciplinaire : sémantique et sciences de la cognition.

  • 2008 - 2010. Convention avec XLIM-CNRS subventionnée par la Région Limousin : Modélisation topique de connaissances expertes. Recherche interdisciplinaire : sémantique et sciences de la cognition appliquée à la modélisation et à la gestion des connaissances en physique.

  • 2008 - . Contrat de recherche avec la société Symatop, sous l’égide de l’AVRUL. Utilisation du modèle de la Sémantique des Points de Vue pour améliorer la méthodologie de diagnostic et de recherche de solutions, que la société met à disposition de ses franchisés, dans le cadre de l’aide innovante aux entreprises. Conception d’outils logiciels. [Action de valorisation]

Autre programme auquel j'ai récemment participé

  • 2008 - 2010. Programme MECANOS : Méthodologie pour les Cadres Applicatifs des Nouveaux Objets Sécurisés (pôle SCS  ; XLIM, Trusted Logic, Trusted Labs, Oberthur Card Systems (OCS), Eurecom, Soliatis).

Programmes auxquels je participe ou ai récemment participé (étranger)

  • 2008 – 2012. « Los intangibles del Lenguaje ». Programme international en collaboration avec l’Université Autonome de Madrid.

  • 2008 – 2012. « La trama de la argumentación: claves conceptuales e implicaciones filosóficas ». Programme International (linguistique et philosophie du langage) en collaboration avec l'UNED (Universidad de Educación a Distancia), Madrid.

  • 2012 – 2014. « Diccionario electrónico de redes discursivas de la lengua francesa, a partir de corpus semánticamente anotado (DeRDis) ». Programme de Recherche ‘Fondamentale non orientée’, Ministère espagnol de la recherche, en collaboration avec l'UAM (Universidad Autónoma de Madrid).

  • 2012 – 2014. « La argumentación en la esfera pública: el paradigma de la deliberación ». Programme International (linguistique et philosophie du langage) en collaboration avec l'UNED (Universidad de Educación a Distancia), Madrid.